Prestations dans l’assurance-maladie
Le Département fédéral de l’Intérieur (DFI) a lui aussi réagi face au nombre croissant d’enfants souffrant de surcharge pondérale ou d’obésité et a intégré dans l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS), avec effet au 1er janvier 2008, des programmes en groupes dirigés par un médecin :
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Surcharge pondérale et obésité en Suisse
Un tiers de la population suisse souffre d’un excédent de poids. La surcharge pondérale et l’obésité (ou adiposité) s’expliquent souvent par les conditions de vie, notamment une mauvaise alimentation. Cette dernière a déjà des effets néfastes chez les enfants: à notre époque, un enfant sur cinq est en surpoids, voire obèse.Se faire conduire à l’école en voiture le matin, avaler à midi un hamburger au fast-food - le manque d’activité physique et l’alimentation déséquilibrée provoquent déjà souvent chez les enfants une surcharge pondérale, voire l’obésité (adiposité). Aujourd’hui, un enfant sur cinq présente un excédent de poids, et la tendance va en s’aggravant. La plupart d’entre eux traîneront aussi des kilos en trop à l’âge adulte avec les conséquences dramatiques que cela implique pour leur santé: problèmes cardiovasculaires, diabète, troubles respiratoires et maladies de l’appareil locomoteur. A cela s’ajoutent des problèmes psychiques et sociaux, car les enfants en surpoids sont souvent discriminés.
Conformément à l’Enquête suisse sur la santé effectuée en 2002, 1,8 million de personnes (29,4 %) âgées de plus de 15 ans étaient en surpoids en 2001 dans notre pays. En outre, 0,5 million de personnes étaient considérées comme obèses (7,7 %), ce qui fait en tout 2,2 millions de personnes en surcharge pondérale. Cela correspond à plus d’un tiers de la population âgée de plus de 15 ans (37,1 %). Les frais de traitement directs, mais aussi les coûts indirects, tels que les journées de travail perdues pour cause de maladie, coûtent cher à la société. Les coûts globaux de la surcharge pondérale et de l’obésité ainsi que des maladies qui en découlent ont été calculés dans une étude de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) en 2004 : ils oscillent entre 2,1 et 3,2 milliards de francs par an.
La deuxième phase de la campagne nationale de Promotion Santé Suisse bat son plein depuis le début de l’année, son but étant de commencer le plus tôt possible avec la prévention contre la surcharge pondérale et l’obésité. La campagne vise en premier lieu les femmes enceintes et les parents d’enfants jusqu’à l’âge de 6 ans. Il s’agit de sensibiliser les parents et les autres personnes de référence en leur montrant qu’ils peuvent contribuer à ce que leurs enfants aient un poids corporel sain, et ce, dès le plus jeune âge. La fondation Promotion Santé Suisse donne, sur son site Web, des conseils spécifiques aux parents pour des enfants de différentes catégories d’âge. Les futures mères et les jeunes mères trouveront également des informations précieuses en cliquant sur l’adresse suivante :
Le principe est clair: plus d’activité physique et une alimentation saine favorisent un poids corporel sain. Pour améliorer sa santé en se donnant du mouvement, il ne faut pas obligatoirement faire du sport. L’activité physique s’intègre aussi aisément dans la vie quotidienne : il suffit d’aller à l’école ou au travail à bicyclette, de marcher d’un bon pas ou de faire du jardinage. L’OFSPO conseille aux hommes et aux femmes de tout âge de pratiquer une activité physique d’intensité moyenne au moins une demi-heure par jour. Par « activité physique d’intensité moyenne » on entend toute forme de mouvement qui provoque un léger essoufflement. Les enfants et les adolescents devraient pratiquer un sport ou une activité physique au moins 1 heure par jour.
L’OFSPO propose en outre de nombreuses offres – des programmes et des projets – pour encourager la pratique régulière du sport :
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